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LE BOUCHER

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PAR GREG MERRITT


Comment Jay Cutler charcute et découpe ses ischios et ses mollets


Deux pots à épices décoratifs et un vase élégant rempli de fleurs violettes et jaunes occupent l’immense plateau en argent qu’on t’a remis pour ta deuxième place contestée à M. Olympia 2001.

Les trophées de tes victoires trônent bien en vue dans ta maison moderne de Las Vegas, mais pour toi et ta femme Kerry, cette récompense de vice-champion ne mérite que le statut d’objet utilitaire, amer rappel - si besoin était — du douloureux verdict de peut mieux faire.
De même, tu fais usage d’une récompense obtenue pour une première place: ton Hummer, offert lors de ta victoire à l’Arnold Classic 2004 (pour la troisième fois consécutive), au volant duquel tu te rends au Gold’s Gym de Flamingo Road, à quelques kilomètres du Vegas Strip.
Là, au milieu des bodybuilders purs et durs et des rangées de matériel dont personne ne se sert vraiment, tu effectues 15 séries pour les ischios et 9 pour les mollets sous le regard d’un rédacteur curieux et d’un photographe infatigable de FLEX. Tu es relativement mince, avec tes 138 kg. Nous sommes le 15 juillet, un peu plus de trois mois avant Olympia 2004. Tu ne vis que pour cela.
À L’ASSAUT. En équilibre sur un pied et l’autre jambe en extension sur un banc, tu étires tes jambes massives tout en déclarant au journaliste: “Je pense que je dois encore gagner au niveau des ischios — je ne parle pas forcément des détails, mais il faut certainement qu’ils aient plus de galbe pour les photos de profil. C’est pour cela que je leur réserve une séance entière et que je m’efforce d’effectuer 15 séries à fond pour bien les congestionner.”
L’échauffement débute par du leg curl couché. En raison d’une douleur récalcitrante dans les lombaires, tu fais reposer le poids du haut du corps sur les coudes; ainsi, tu sollicites davantage les ischios et tu épargnes le dos. Tu effectues quatre séries effectives, la première avec 60 kg (13 reps) et la deuxième avec 65 kg (neuf reps). Tu termines par deux séries dégressives, passant à chaque fois de 70 kg (huit reps) à 45 kg (sept reps) sans temps de repos. Tu pourrais charger davantage, mais au lieu de risquer la blessure, tu préfères aligner répétition après répétition.
Tu t’installes ensuite sur un banc à ischios assis pour effectuer ce que tu appelles “une série test” (une série d’échauffement au cours de laquelle tu évalues la charge). Après quoi, tu exécutes deux séries de 11 reps avec 125 kg. Avec un sourire, tu déclares au journaliste: “On va se taper toute la pile, Greg, pour que personne n’ait rien à redire,” et tu places la goupille tout en bas (130 kg). Tu refuses d’abdiquer et tu arraches encore 14 reps. C’est tout ce qu’il fallait à votre serviteur et au photographe irrévérencieux — ils adorent justement “en redire.” Ils déclarent tous deux que cette série n’était pas si impressionnante que cela, du moins comparée aux séances de Ronnie Coleman (voir “De la petite bière”, dans FLEX de décembre-janvier 2004) dont ils viennent d’être témoins. Ainsi commence un échange d’arguments comparatifs entre l’entraînement de Coleman et le tien, taquineries qui se prolongeront bien après les shakes protéinés avalés après l’entraînement.
Suivant sur la liste: le soulevé de terre jambes tendues. En fait, en ce qui te concerne, ce sont plutôt des soulevés de terre jambes fléchies, même si tes jambes restent relativement droites. En pliant les jambes, on réduit la participation des fessiers et des lombaires, et on cible les ischios à fond. Tu effectues des séries à 100, 125, et 145 kg, toujours à raison de 10-12 reps par série, sans prendre la précaution d’utiliser des sangles.
Remarquant les photos de bodybuilders au mur (dont aucun n’a remporté l’Arnold Classic), votre serviteur demande malicieusement pourquoi tu n’es pas dans le lot. “Je ne suis pas encore assez bon,” répliques-tu en souriant. Entre deux gorgées d’eau, tu ajoutes: “Il faut que je fasse second à Olympia au moins deux ou trois fois.”
Vu que ton côté gauche est plus puissant que le droit, ta jambe gauche l’emporte sur la droite au cours des exercices bilatéraux et elle travaille davantage, ce qui accentue le déséquilibre.
Comme il permet de cibler une seule jambe à la fois, le leg curl unilatéral te semble le meilleur exercice pour les ischios, en fonction de ton physique. Ton corps dégouline de sueur pendant que tu effectues des séries à 45, 55 et 60 kg, à raison de 10-14 reps de chaque jambe.
Le travail des ischios s’achève avec la presse oblique, pieds écartés: tu places les pieds en haut de la plateforme, près du bord extérieur, ce qui diminue l’action des quadriceps et sollicite principalement les fessiers et les ischios. (Tu inclus également des fentes avant dans ton programme pour les quadriceps et tu utilises un Butt Blaster et un stepper lors de tes préparations aux concours, ce qui accentue la séparation fessiers/ischios.) La presse oblique, pieds écartés, est géniale pour terminer une séance, car elle étire les muscles que l’on vient de congestionner. En position basse, la contraction est totale et la charge décolle tes fessiers et tes lombaires du siège. Tu effectues 12 reps avec 185 kg, puis 12 avec 225 kg, tu fais une courte pause avant de repartir pour 6 reps.
É puisé, tu laisses une flaque de sueur derrière toi. Le photographe plaisante à nouveau à propos de la “charge légère”. Tu lui rends la monnaie de sa pièce avec quelques insultes bien senties et tu marques un point décisif. “Le meilleur livre que j’aie jamais lu est celui qu’a écrit Lance Armstrong et dont le titre est It’s not about the Bike [ce n’est pas le vélo qui compte]. Je déclare donc que ce n’est pas la charge qui compte.”
QUERELLES DE MOLLETS. Tu effectues une série test de mollets, debout avec 100 kg, puis tu accentues la congestion avec des séries à 115, 135 et 145 kg, à raison de 10-12 reps par série. Tu marques un temps d’arrêt au milieu de chaque rep, ce qui te permet de mieux te concentrer sur l’étirement en position basse et sur la contraction en position haute. “Tu vois, Greg, je t’avais dit qu’il avait des implants de mollets,” confie le photographe au rédacteur. “Je suis le seul,” rétorques-tu. “Kevin, est-ce que ton appareil photo saisit bien les coups de bistouri?” demande votre serviteur au photographe. En riant, tu montres des cicatrices imaginaires. Pourtant, ce ne sont pas des prothèses, ces mollets que tu t’es bâtis honnêtement à coup d’innombrables séries d’extensions debout.
Tu exécutes ensuite trois séries effectives de mollets assis et tu arrives à 85 kg. Comme pour les extensions debout, tu veilles à bien étirer les muscles, puis après une petite pause, tu te concentres sur la contraction. Pour l’avant-dernière série, tu effectues 10 reps, suivies de 15 secondes de récupération, suivies à nouveau de huit reps. La série finale est une série dégressive qui t’arrache des grognements de douleur: 10 reps à 90 kg, huit à 65 kg et huit à 50 kg. Pour en finir avec les extensions, tu travailles sur une presse à mollets: 135x12, 180x10 et enfin huit séries avec toute la pile de plaques, soit 225 kg. Entre les séries, tu amuses l’équipe de FLEX en faisant semblant de travailler avec une amplitude si faible qu’elle en est presque imperceptible, une attaque sans malice à l’encontre de Ronnie Coleman. Ensuite, tu effectues tes reps à la Jay Cutler en montant et en descendant à fond. Ce n’est pas la charge qui compte; c’est l’amplitude.
CONGESTION. Quarante minutes et 24 séries effectives après le début du programme, la séance est terminée. Tu avales une bouteille d’eau. Le Dr Jeff Fine, ton partenaire occasionnel et chiropracteur, rééquilibre ta colonne vertébrale et étire tes jambes. Après cela, tu partages des en-cas protéinés, des blagues et des insultes avec le chiropracteur, le photographe et votre serviteur. À ce moment-là, tes ischios et tes mollets sont saturés de sang nourrissant, ce qui fait invariablement naître cette sensation du devoir physique accompli que seuls connaissent les bodybuilders. Tu donnes vraiment l’impression d’avoir dépassé les limites de son corps. Tu es plus gros qu’une heure avant — et pourtant tu occupes déjà pas mal de place. La congestion donne une idée de la chair qui va apparaître. Tu sais qu’avec un régime, du repos et un entraînement appropriés, tu seras aussi massif avec les muscles au repos que tu l’es aujourd’hui au maximum de la congestion. Ton Hummer de la victoire brille dans la lumière implacable du désert. Tu mets le contact avec la certitude que tu es allé aujourd’hui aussi haut que tu pouvais. Après du repos, tu grimperas demain encore plus haut. En quittant le parking, tu te jures à nouveau, pour ce qui semble être la millionième fois, que tu seras premier, sinon rien. Un seul plateau suffit. FLEX
 
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