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MISSION LUNAIRE

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PAR SHAWN PERINE

Comment Mustafa Mohammad s’est bâti des épaules futuristes

Ona dit de Larry Scott, M. Olympia 1965-66,
qu’il avait des deltoïdes “comme des boulets de canon,” c’est-à-dire des épaules si galbées et à la musculature tellement dense qu’elles évoquaient les munitions privilégiées des guerres du 19e siècle.

Cette métaphore était si puissante qu’elle allait être invoquée constamment au cours des quatre décennies suivantes pour décrire le renflement des épaules de bodybuilders dotés d’une belle carrure. Comme nous sommes en 2004, il est temps de trouver une autre métaphore qui décrive de façon plus précise la nouvelle génération de deltoïdes de nos athlètes: des épaules non seulement bien musclées et renflées, mais également striées et ciselées, affichant des contours pareils à ceux que l’on distingue sur une carte du relief de la lune: ces termes conviennent parfaitement pour vous donner une idée des épaules de Mustafa Mohammad.
Même dans un sport où il est de rigueur d’avoir des épaules athlétiques, celles de Mohammad sortent vraiment du lot. Comme le reste de son physique hors norme, elles possèdent une qualité tridimensionnelle unique. Lorsqu’on le voit en personne, on a l’impression de le regarder à travers des lunettes 3D. Ses deltoïdes antérieurs font saillie d’à peu près 8 cm en avant des clavicules tandis qu’à l’arrière, ses deltoïdes pastérieurs dépassent le plan du dos de la même distance. Laissant voir les stries de puissantes masses de fibres musculaires, les faisceaux externes se divisent et s’étendent de part et d’autre des autres faisceaux, créant des paquets de muscles qui ressemblent autant à des boulets de canon que des collines verdoyantes peuvent ressembler à des chaînes de montagnes!
Les deltoïdes de Mohammad n’ont pas toujours été aussi redoutables. “Au début de ma carrière, on me disait que mes épaules n’étaient pas assez musclées par rapport à mes bras et à mes pectoraux qui grossissent très vite,” reconnaît cet athlète jordanien qui habite à Vienne. Âgé de 38 ans, il s’est qualifié pour son premier Olympia (2004) grâce à une troisième place obtenue au Grand Prix de Hollande 2003. Il poursuit: “Je me suis donc efforcé de les développer pour les amener au niveau du reste de mon physique.” En effet, après des années d’entraînement assidu et bien planifié, il a réussi à les faire grossir à tel point qu’ils sont non seulement au même niveau que le reste de son physique colossal, mais qu’ils éclipsent ceux des autres bodybuilders professionnels, comme c’est le cas quand la lune passe devant le soleil. En fait, ses deltoïdes sont si ronds et si durs qu’on pourrait les comparer à des corps lunaires qui orbitent autour d’un torse de la taille d’une planète.
Le programme que Mohammad a élaboré pour transformer ses épaules, son point faible (il l’a admis lui-même) en deltoïdes ronds comme la lune (il n’y a pas de description plus adéquate) est détaillé dans l’encadré ci-dessus.
EN PLEIN ESSOR “J’exerce toujours mes deltoïdes postérieurs et mes trapèzes indépendamment des épaules,” déclare Mohammad. Bien qu’il ne soit pas inhabituel qu’un bodybuilder travaille séparément soit ses trapèzes, soit ses deltoïdes postérieurs dans sa séance d’épaules, Mohammad le fait systématiquement.
“ Mon cou [faisant allusion aux trapèzes] a toujours été un point faible. Après l’avoir travaillé avec les épaules ou le dos, j’avais souvent des maux de tête. Ça doit être une zone fragile chez moi. Maintenant, je l’exerce en dehors des épaules et du dos pour pouvoir mieux me concentrer dessus,” explique-t-il. Il a décidé de cumuler l’entraînement des trapèzes avec celui des triceps car ces derniers n’affecteraient pas son cou sensible. Sa séance de trapèzes consiste en cinq séries de shrugs réalisés avec la barre ou les haltères.
Quant à ses arrières d’épaules, Mohammad précise: “Je les travaille avec le dos. C’est quelque chose que j’ai décidé d’essayer un jour et ça s’est avéré extrêmement productif. Je fais de la musculation depuis plus de 20 ans et j’apprends toujours quelque chose de nouveau.” Le fait d’ajouter quatre ou cinq séries d’oiseau à sa séance de dos a bien musclé ses deltoïdes postérieurs.
GASTRONOMIE GALACTIQUE Pour se bâtir des deltoïdes très galbés et un physique qui va avec, il faut beaucoup de carburant. Pour Mohammad, cela veut dire consommer plus de 5 000 calories par jour pendant la hors saison: elles sont réparties sur six à huit repas quotidiens. “J’ai la chance d’avoir un métabolisme rapide,” affirme-t-il.
Toutefois, ce n’est pas parce que son organisme peut brûler des calories comme une fusée Saturne V brûle son kérosène que Mohammad avale n’importe quoi. “Je mange toujours des aliments sains: beaucoup de poulet et de dinde, et parfois du bœuf. Ce sont systématiquement des produits frais, jamais congelés. Dans toute l’Europe, c’est à Vienne qu’on trouve la meilleure qualité de nourriture.”
Il veille aussi à consommer beaucoup de fruits et légumes frais ainsi que de généreuses portions de riz basmati, ce qui va tout à fait à l’encontre de la mode anti-glucides inspirée par Atkins. “J’adore le riz. Je n’ai jamais eu de mal à brûler ces calories glucidiques. Parfois, à la place, je mange du pain noir [semblable au pumpernickel] en période de pré-compétition.”
Il est peu probable que l’on voie Mohammad faire la queue devant une pâtisserie viennoise, mais cela ne l’empêche pas de s’offrir un dessert de temps à autre, en période hors-compétition. “J’aime bien la tarte,” avoue-t-il. Sortant tout droit du four, bien sûr.
RETOUR À LA BASE Si le culturisme est la passion de Mohammad, sa famille est toute sa vie. C’est l’amour des siens qui lui donne la force de persister dans sa quête de bodybuilder professionnel, celle de décrocher la première place dans le sport qu’il a choisi.
“ Mes enfants passent toujours avant tout,” déclare-t-il en parlant de ses fils Hamza, 9 ans, et Omar, 3 ans, et de sa fille Maysun, 6 ans. Il reconnaît aussi que c’est Susie, son épouse depuis 16 ans, qui l’aide à conjuguer une carrière réussie et une vie de famille heureuse. Ensemble, ils dirigent la salle American Fitness à Vienne depuis 12 ans: Mohammad y passe 12 heures par jour à s’occuper de tout et à exercer, avec succès, son métier d’entraîneur personnel.
Si sa famille est “toute sa vie,” Fawzia, sa mère est certainement le cœur qui le fait vivre. “C’est de ma mère que je tire toute ma force: pour ma famille, ma salle de musculation et mon entraînement. Quand j’étais jeune, elle a prié pour que tout se passe bien dans ma vie et c’est ce qui est arrivé.”
En retour de l’amour et du soutien indéfectible de sa mère, Mohammad consacre actuellement une grande partie de son énergie illimitée à l’aider à combattre le diabète qui lui a fait perdre la vue et l’a rendue infirme. Il prend soin de ses besoins médicaux et, chaque fois qu’il le peut, lui rend visite en Jordanie, pays où il est né. “Je fais tout ce que je peux pour elle et je suis heureux de le faire. Cela me donne de la force dans ma vie.”
EN ROUTE VERS LES ÉTOILES En dépit de classements décevants au cours des premiers concours 2004 (12e à l’Arnold Classic et 7e au San Francisco Pro) Mohammad a impressionné la plupart des experts qui ont estimé qu’il aurait obtenu de meilleurs résultats s’il avait été un peu plus affûté et un peu plus bronzé. Sachant cela, il projette d’avoir l’impact d’un astéroïde à Olympia de cette année. “Je mesure environ 1,74 m et, d’ici la fin juillet, je veux arriver à 130 kg, sans gras. Ensuite, je vais perdre du poids en vue d’arriver à un physique sec et écorché de 118 à 120 kilos pour Olympia.”
Nous nous contenterons de dire qu’il n’y aura peut-être pas que Ronnie Coleman et Jay Cutler qui laisseront des cratères en forme de pieds sur la scène de Mandalay Bay, en octobre! FLEX
 
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